la terre, et au-delà

« Avoir aimé les mots ne guérit pas, mais prolonge le jour au creux des signes. »
Claude Esteban


la terre, et au-delà : d’un seul tenant, froide

une non-localité avec ce bruit à rebours : orbite vertigineuse innervée de bouches, gravité ruinée chaque fois qu’elles parlent pour pleurer en profondeur

jusqu’à nouvel ordre, renvoi à l’absence

à perte le bord du linge étroit, la berge sidérante

morceaux, macules, élisions

divisions fractionnaires, barres de mers dans leur confinement poétique / si compact localement

écroulements minima, sporadiques : saisonnière, une somme lestée pour l’eau, le brassage, les débris

de loin par à coups monologue récidive : un affût, ses frappes actives avec changements de variables ou d’exposants, indécidables

des pistes menées de biais, élaguées, trouées : battu, l’aigu partiellement, au creux, dans la poitrine : les matériaux fins chaque fois d’un mâchis, par tassement

outre les surfaces et carcasses, les corps, l’ensemble ordonné d’une chute : hideux retrait, perturbation ouverte

l’étreinte, hypothèse faible : collision rasante, transfert de régularités : objet impossible - ses solutions paradoxales à frottements internes : un labeur de pair avec l’oubli, comme substance incompressible, fluide parfait sous la chair - sans promesse de retour

borné par l’arbre du temps, tout calcul de l’horizon : gel profond, un voir de neige, albedo matriciel au point monotone : néantisation des notes, aridité jour après jour

métallique, commençante ou fermée, offensive : couleur aiguë où relègue l’écrit : saturation sans ligne directrice

paumes, réticule sableux : ce peu, le visage l’exauce : s’y mire, s’y pose : seul, au silence

la nuit reste un excipient à effet notoire


LES MOTS-CLÉS :

© Michèle Dujardin
1ère mise en ligne et dernière modification le 25 janvier 2018
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